Federal Computer Crime Unit

 In Droit pénal, Informatique électronique

Federal Computer Crime Unit

La Federal Computer Crime Unit (FCCU) est l’entité de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée, chargée de la lutte contre la criminalité dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (ICT).

Selon un récent sondage Eurobaromètre de 2013, 12 % des internautes de l’Union européenne ont vu leur compte de messagerie ou de réseau social piraté. 7 % de ceux-ci ont été victimes d’une fraude bancaire ou à la carte de crédit.

Remarque préliminaire: à côté de la FCCU il y a aussi des unités de la criminalité informatique régionales (RCCU) dans chacun des 12 arrondissements judiciaires. Ces RCCU sont principalement responsables de la conduite des enquêtes dans leurs arrondissement district judiciaire.

1. Vous trouverez ci-dessous un aperçu du nombre de membres du personnel employés au sein de la FCCU ces cinq dernières années, la comptabilisation ayant à chaque fois été réalisée au 1er janvier de chaque année.

– 2012: 33

– 2013: 33

– 2014: 27

– 2015: 27

– 2016: 28

2. Vous trouverez ci-dessous un aperçu du budget d’investissement de la FCCU, destiné à l’acquisition de matériel d’enquête ICT technico-légal spécifique pour les Computer Crime Units (FCCU + RCCU).

– 2012: 431 869 euro

– 2013: 311 018 euro

– 2014: 583 579 euro

– 2015: 511 333 euro

3. La cybermenace actuelle peut être divisée en quatre catégories majeures:

– le cyberespionnage: infiltration dans un système informatique, par exemple par le biais d’une ATP (Advanced Persistent Threat ou « menace persistante avancée »: ce terme désigne un logiciel malveillant complexe, conçu sur mesure avec une cible spécifique en ligne de mire, qui s’adapte à l’environnement dans lequel il se trouve. Son intention est de rester longtemps actif dans le système de la cible tout en passant inaperçu, afin d’espionner, voire, au final, de saboter);

– le cybersabotage avec des attaques DDoS (Distributed Denial of Service ou « attaque distribuée de déni de service », qui consiste à mettre hors service un système informatique) représente actuellement la menace la plus importante, mais il existe également un risque impliquant des APT dont l’objectif dépasse l’espionnage et qui se livrent à des manipulations de système informatique;

– l’extorsion numérique: prendre des données numériques en otage, bloquer un système informatique. Dans ce cadre, le ransomware (« rançongiciel »), agressif et lucratif, connaît actuellement une flambée colossale;

– la fraude numérique: la fraude à l’online banking reste d’actualité, tout comme le hacking de divers comptes clients ou centraux téléphoniques.

4. La collaboration avec les homologues européens se déroule depuis plusieurs années déjà de la même manière constructive, tant par le biais de contacts bilatéraux que sous la houlette d’Europol et d’INTERPOL. De plus, grâce à la création de l’EC3 (European Cyber Crime Centre) en 2013, il existe un canal de collaboration internationale supplémentaire

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